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Un exosquelette réduit l'effort ressenti sur un geste précis : monter une pente, garder les bras levés, se redresser après une flexion. En revanche, il ne permet pas de porter plus lourd, n'assiste qu'une zone du corps et, pour les modèles motorisés, dépend de sa batterie. Voici ses usages concrets, ses avantages réels et ses limites, pour savoir s'il répond à votre besoin.
Il allège l'effort sur un geste ciblé et répété.
Il ne donne pas de force supplémentaire et ne soigne pas.
Poids, autonomie, ajustement et report d'effort sur d'autres zones.
Les fabricants communiquent souvent des pourcentages de réduction d'effort. Ils dépendent des conditions de mesure : prenez-les comme des indications, pas comme des promesses.
L'INRS est clair : les efforts restent intégralement supportés par la personne. Un exosquelette dorsal réduit la contrainte lors des flexions, il n'augmente pas la charge admissible.
Un modèle de hanche n'aide ni le dos ni les épaules. L'effort peut aussi se reporter en partie sur d'autres zones.
Les modèles grand public pèsent autour de 2 kg. Batterie vide, un modèle actif n'assiste plus et devient une charge.
L'autonomie annoncée baisse en montée, au froid et avec un niveau d'assistance élevé. Voir nos conseils batterie et autonomie.
Un appareil mal réglé assiste mal et peut gêner. Voir régler son exosquelette.
L'INRS rappelle plusieurs points avant d'équiper des salariés :
La démarche recommandée : analyser le besoin d'assistance du poste, tester en conditions réelles, associer les salariés et le service de santé au travail. Pour équiper une équipe, contactez-nous.
Les exosquelettes de randonnée, de ski ou de travail ne sont pas des dispositifs médicaux, sauf mention contraire du fabricant. Ils ne soignent pas, ne remplacent pas une rééducation et ne sont pas conçus pour compenser une pathologie.
Si vous avez une douleur, une pathologie articulaire, cardiaque ou neurologique, des troubles de l'équilibre ou un risque de chute, demandez l'avis d'un médecin ou d'un kinésithérapeute avant d'utiliser un exosquelette.
Oui, si votre besoin correspond à un geste précis, répété ou prolongé, et si vous acceptez de porter et d'entretenir l'appareil. Pour aller plus loin, comparez les technologies dans actif ou passif, puis suivez la méthode quel exosquelette choisir.
Il est efficace sur le geste pour lequel il est conçu. L'INRS a constaté des bénéfices pour l'élévation des bras et le redressement du tronc dans certaines conditions, mais pas pour tous les gestes.
Non. Un exosquelette réduit la contrainte sur une zone du corps, mais les efforts restent supportés par l'utilisateur. Il ne faut pas augmenter les charges portées.
Son poids, son encombrement, l'autonomie limitée des modèles motorisés, le temps de réglage et le prix. L'effort peut aussi se reporter en partie sur d'autres zones du corps.
Un appareil mal réglé ou mal adapté peut gêner les mouvements ou provoquer des chocs. Respectez les consignes du fabricant et commencez à un niveau d'assistance faible.
Non. Les exosquelettes de loisir et de travail ne sont pas des dispositifs médicaux. Pour une rééducation, adressez-vous à un professionnel de santé.
Cela dépend de l'indice de protection (IP) indiqué par le fabricant. Vérifiez cet indice sur la fiche produit avant de sortir par mauvais temps.
Décrivez-nous votre activité et le geste à soulager. Nous vous disons honnêtement si un exosquelette peut vous aider.